Le filtrage de l’internet, adopté ce jeudi 11 février à l’Assemblée nationale, dans le cadre de la Loppsi 2, n’a pas pour objectif d’empêcher les pédophiles de consulter des sites pédopornographiques.
D’une part parce que la pédopornographie, ça n’existe pas. Ensuite (et surtout), parce que le filtrage de l’internet que prévoit le projet de loi ne concerne aucunement les pédophiles avérés, mais les internautes qui, par mégarde ou par naïveté, pourraient éventuellement y accéder. Et encore : il s’agit moins d’empêcher ces internautes de devenir pédophiles que de leur éviter de se faire escroquer…
A contrario, cette mesure ouvre la boîte de Pandore du filtrage de l’internet, suivant en cela la préconisation de Nicolas Sarkozy qui, récemment, déclarait à propos de l’Hadopi qu’il “faut expérimenter sans délai les dispositifs de filtrage“, afin de lutter contre le “piratage“.

In the news


The European Commission on 29 march 2010 proposed new rules obliging EU countries to impose more severe punishment on those who sexually abuse children. The proposal also calls for criminal prosecution of activities like 'grooming' (befriending children with the intention of sexually abusing them) and "sex tourism", even if the child abuse has taken place outside the EU. The Commission also wants more to be done to prevent these offences and to protect the victims. It particularly wants to make sure that offenders can get tailor-made treatment so that they don't abuse again.
The issue of the Circamp filtering method and approach is again heavily debated in Germany. After the plans had been stored in the fridge by the new government at the end of 2009, the recommendations of the EU Commission and the Council of Ministers has refuelled the discussion. Below some extracts from Der Spiegel.
11 février 2010,